Temple Guangzhou (Canton)

Temple Guangzhou (Canton)A Guangzhou ou dans n’importe quelle grande ville chinoise, vous tomberez dans chaque quartier sur un des nombreux temples de rue. Au détour des grandes artères commerçantes, souvent cachés parmi les buildings de 35 étages, c’est en flânant que nous avons découvert quelques un des temples de Canton.

Ils ne sont généralement signalés que par leurs portiques, parfois modestes, les vendeurs d’encens avoisinants et les litanies des moines, toutes les deux ou trois heures. Il peut être bon d’avoir le cœur bien accroché avant de pénétrer dans ces lieux, car souvent la vente d’encens est la chasse gardée des personnes défavorisées et souvent lourdement handicapées du quartier.

Passé le portique, on pénètre dans l‘enceinte du temple, ou plus exactement des temples, consacrés aux diverses divinités. Dans la cour, on peut avoir la chance de tomber sur un parc et ses banians, arbres que l’on retrouve très régulièrement autour des lieux sacrés. Les moines et leurs fameuses robes oranges ne se mêlent pas aux visiteurs mais vaquent à leurs occupations religieuses, entretiennent les lieux et prient, pour la plus grande satisfaction des touristes et des photographes amateurs.

Difficile pourtant de confondre la découverte d’un temple avec une simple visite touristique : l’atmosphère des lieux, loin d’être lourde et solennelle, inspire le respect et, pourquoi pas, la méditation. De nombreux fidèles viennent chaque jour apporter des offrandes et faire brûler de l’encens tandis que les touristes se font généralement discrets (du moins c’est l’attitude que nous vous conseillons).

Au milieu de l’agitation et du brouhaha des grandes métropoles chinoises, les temples de rue offrent un soudain moment de silence. On y croise régulièrement des personnes âgées venues partager une partie de mahjong ou simplement profiter dans le calme de l’ombre des banians. C’est le refuge parfait après une visite touristique un peu éprouvante.

Soirée à Hong-Kong

Petite trouvaille du jour !

(Qui apparemment traine sur le net depuis un sacré bout de temps, j’en ai trouvé des traces qui remontent à 2009… Je suis à la bourre…)

Cliquez sur la photo ci-dessous (ou sur ce lien) et faites glisser votre souris lentement sur l’image. Le temps défile au fur et à mesure que votre curseur descend… On commence à 18h10… Et à 19h40 (7h40pm), la nuit est là et les buildings s’illuminent…

Avant de visiter Hong-Kong pour de bon, en voilà un bien joli aperçu !

La nuit à Hong-Kong...

thé

Nous avons déjà parlé de la cérémonie du thé à laquelle nous avons assisté lorsqu’une vendeuse nous a invités à entrer dans une échoppe de thé. C’était une expérience très agréable et franchement à faire, mais nous nous en sommes apparemment tirés à bon compte.

En effet, plusieurs touristes et amis nous ont raconté qu’ils avaient assisté ou s’étaient fait prendre à « l’arnaque de la cérémonie du thé ». Il s’agit de jeunes chinois qui vous abordent et commencent par discuter de votre voyage, de ce que vous avez vu, et vous donnent des conseils pour la suite. Deux variantes : ils souhaitent pratiquer leur anglais avec des touristes ou sont eux-mêmes touristes chinois et vous demandent de les prendre en photo avec leur appareil.

Jusqu’ici rien de bien méchant. Mais ce n’est que la manière de vous aborder et de mieux faire passer une proposition qui aura tout l’air d’être bien sympathique.

C’est en effet après quelques minutes de gentille discussion qu’ils vous proposent d’aller assister à une cérémonie du thé avec eux. D’autres variantes existent, voir un spectacle sympa, prendre un verre dans un bar cool ou aller manger dans un restaurant qu’ils conseillent, mais l’arnaque au thé est celle qu’on nous a le plus raconté.

La cérémonie du Thé
La cérémonie du Thé

Une fois installés dans une échoppe de thé qui ressemble à toutes les autres, vous assisterez à une cérémonie du thé, comme prévu (et c’est un super moment). C’est lorsqu’elle se termine que les choses se gâtent : on va vite vous la facturer de 100 à 250€. Pour rappel, les cérémonies du thé peuvent être gratuites dans les échoppes de thé, qui se rémunèrent en… vendant du thé ou des théières à la suite de la cérémonie. C’est donc une véritable arnaque.

Une arnaque dont il est d’autant plus difficile de se sortir que vos « nouveaux amis » vont insister sur le fait qu’il est impossible de ne pas payer puisque vous avez déjà consommé, que cela ne se fait pas en Chine, et qu’ils vont eux-mêmes payer leur place au tarif demandé (pour mieux revenir partager votre argent une fois que vous aurez tourné le dos). Ajoutez à cela l’arrivée potentielle d’un ou deux amis intimidants du vendeur ou de la vendeuse, et vous pouvez très vite vous retrouver dans une situation qui n’a rien d’agréable. A fortiori si vous ne parlez pas chinois (et même nos 10 phrases essentielles ne suffiront pas forcément !).

Pour conclure, il est toujours possible (et heureusement) d’assister à une cérémonie du thé, et nous vous le conseillons car l’expérience vaut le coup. Mais quelques conseils vous aideront à ne pas tomber dans le piège :

  • N’acceptez pas de vous faire emmener dans une attraction touristique par des locaux inconnus, même sympathiques (et surtout dans les principaux lieux et rues touristiques) ;
  • Demandez toujours si c’est payant et les prix à l’avance (mais cela peut ne pas suffire), bref ne consommez rien sans en connaitre le prix ;
  • Si malgré ça vous vous trouvez dans une situation désagréable, gardez en tête que le mot « police » est assez bien compris des chinois. Faire une scène peut potentiellement vous sortir de là, mais peut également vous attirer des ennuis plus graves.

Les arnaques au thé sont apparemment surtout courantes à Shanghai et à Pékin, mais cela ne veut pas dire qu’elles n’existent pas ailleurs. Soyez vigilants (mais sachez profiter) ! :-)

12/05/2014
Voyager à Canton

Quand j’ai su que j’allais partir à Canton, j’en ai parlé autour de moi (forcément). Les réactions ont été unanimes : qu’allais-je faire dans une mégalopole polluée, une ville usine où je n’aurais rien à visiter ? J’avoue que j’étais un brin sceptique. Mais bon, j’y allais pour travailler après tout, et il devait bien y avoir des choses à voir, dans ou autour de la ville tentaculaire qu’on me décrivait.

Bon, c’est vrai que là, comme ça, Guangzhou fait moins rêver que Bali, et est plus connue pour ses usines de Made in China que pour ses paysages. Mais trois mois passés à visiter Canton (et à bosser aussi, ne l’oublions pas) m’ont montré qu’entre les immeubles se cache un potentiel de dépaysement et de découvertes fantastique.

On en a déjà parlé ici, mais il est bon de le répéter : le contraste entre modernité et tradition est impressionnant, et les rues, les temples, les différents quartiers et les villages alentours regorgent d’occasions de s’émerveiller (et de se retrouver complètement dépaysé).

Sans oublier que, si la Chine ancestrale et traditionnelle fait rêver (à raison), il est vraiment intéressant de pouvoir observer la Chine d’aujourd’hui, qui change et évolue tous les jours à vitesse grand V. Qui entremêle temples bouddhistes et gratte-ciels sans se poser de question.

La modernité galopante de Canton peut se révéler aussi dépaysante, aussi étrange et étrangère que des paysages plus sauvages (ce qui n’empêche pas de les admirer tout autant, évidemment).

Alors je ne sais pas si votre agence de voyage vous conseillera d’y aller, je ne sais pas si vous l’aviez même envisagée quand vous avez établi votre itinéraire en Chine, mais franchement pensez-y (ça ne coûte rien ^_^).

Temple Guangzhou (Canton)

Parmi les visites « à faire absolument » à Guangzhou, ne passez pas à côté du temple des six banians !

La Pagode des Fleurs
La Pagode des Fleurs

Ce temple bouddhiste fondé en 537, aussi appelé temple Liurong, vaut le coup d’œil. Il mériterait même d’y passer un peu plus que le temps nécessaire à la visite. Juste pour le plaisir de s’assoir un instant dans la cour, à l’ombre des banians, ces grands arbres tropicaux, pour contempler les allées et venues des moines, écouter le bruit de la fontaine ou simplement admirer les magnifiques bâtiments hauts en couleurs.

Si on ne trouve plus aujourd’hui que deux banians, les différentes parties du temple sont, elles, intactes. Dès l’entrée la Pagode des Fleurs attire le regard. Avec ses 57 mètres et ses 16 étages, difficile de la rater. À son sommet, elle est surmontée de la colonne des Mille Bouddhas, ce qui en fait une attraction majeure pour les croyants.

La statue de Guan Yin est une autre raison de la venue de nombreux croyants au temple des six banians. Les femmes enceintes s’y rendent pour avoir un garçon, car Guan Yin était un homme qui selon la légende a changé de sexe pour attirer plus de femmes vers le bouddhisme.

La salle des trois bouddhas est également célèbre à travers toute la ville. Les statues en bronze doré qui s’y trouvent ont plus de trois cent ans et représentent le passé, le présent et le futur.

Au cours de votre visite ne vous étonnez pas de voir les moines vaquer aux tâches d’entretien du temple. Leur petite communauté y habite toujours, dans la paix et le recueillement.

Le temple est ouvert de 8h à 17h et l’entrée coute 10RMB.

Aller au Temple des six Banians (Liurong Si) : prendre le métro ligne 1 et descendre à l’arrêt Ximenkou. Il vous faudra ensuite marcher vers l’est, du côté nord de la route jusqu’à rencontrer Liurong Lu 六榕路. Tournez ensuite à gauche et continuez sur 300m avant d’atteindre le temple.

bouddha jade

Guangzhou (Canton) et sa région sont célèbres à travers toute la Chine pour le travail du jade, auquel les cantonnais excellent. Cette pierre semi-précieuse a une grande valeur spirituelle aux yeux des Chinois et beaucoup la portent autour du cou ou en bracelet comme porte-bonheur.

étal marché du jade
Le marché du jade à Canton

C’est aussi un moyen d’exposer ses moyens financiers : plus la pierre est grande et plus sa couleur verte tire vers le blanc, plus elle est précieuse.

Vous trouverez des petits marchands de jade à tous les coins de rues, assis sur leurs talons devant leurs étals. Chaque centre commercial comporte également sa boutique dédiée. À Canton on trouve en plus un immense marché du jade qui s’étend sur plusieurs rues et remplit quelques centres commerciaux à lui tout seul.

Sur le marché, vous trouverez en plus des petites pièces d’autres objets de décoration très prisés par les Chinois les plus aisés : du jade travaillé en forme de corbeilles de fruits, d’animaux, des statues de bouddha … Quand on sait qu’en plus cette pierre ne peut pas être taillée mais doit être polie, la finesse du travail en est d’autant plus impressionnante.

Au détour des boutiques de jade, nous avons également trouvé des échoppes spécialisées dans la perle, autre particularité de la région. Si vous avez bonne mémoire, Guangzhou se situe dans le delta de la Rivière des Perles ! Les vendeuses retirent les petites billes brillantes d’énormes sacs en plastique où elles sont stockées par couleur, éclat, taille … et vous confectionnent le collier à la demande.

Il en va de même pour les bracelets et colliers de jade, vous pouvez expliquer ce que vous désirez aux vendeuses et elles vous le réaliseront sur place. Souvent « expliquer » se résume à montrer du doigt les perles voulues, la longueur de bracelet souhaitée et à ajouter moult grimaces et mimiques _ très peu de personnes parlent anglais. Attention également à être clair sur la quantité de bijoux voulue. En revenant de Hong-Kong j’avais ramené un joli bracelet de jade, lorsque je l’ai montré à des vendeuses pour qu’elles réalisent le même elles m’ont dit oui … et m’ont demandé combien de centaines je souhaitais en commander !

Vous retrouverez les mêmes situations que dans les boutiques de représentation des usines : la population locale est habituée aux occidentaux qui viennent faire de l’import-export. Et pour cause ! Si la Chine est l’usine de monde, le Guangdong est l’usine de la Chine. Il vaut mieux expliquer clairement que vous êtes de simples touristes. Quoique maintenant que j’y pense, ma centaine de bracelets de jade m’aurait fournie en cadeaux de Noël pour la prochaine décennie …

Avant de finir votre tour du marché, vous tomberez peut-être également sur de magnifiques sculptures sur ivoire : des miniatures de barques ou de forêts entières taillées à même des défenses … d’éléphants. Les Chinois du Guangdong adorent cet ivoire et cette demande alimente le trafic de défenses en Afrique. Nous vous déconseillons donc d’en ramener chez vous _ les prix sont de toute façon prohibitifs et à 50 kg la sculpture vous pouvez dire adieu à votre franchise bagage.

Un dernier conseil pour la route : n’oubliez pas de négocier sur le marché ! Vous pouvez jeter un œil à notre article consacré à la négociation en Chine avant de vous lancer.

Aller au marché du jade : Le marché se situe sur Xia jiu lu, dans le quartier de Liwan. Prenez la ligne numéro 1 du métro et descendez à la station Changshou Lu.

Hollywood Road Hong Kong

À Hong-Kong le quartier des antiquaires s’étend de Hollywood Road à Upper Lascar Row, jusqu’à Ladder Street un peu plus bas.

Fouillis Hollywood Road
Une échoppe sur Hollywood Road

Le mot d’antiquité est en fait un terme général pour désigner le fouillis que vous trouverez dans les petites boutiques et les étals qui bordent ces rues. On trouve de tout : des meubles anciens, des statuettes d’ivoire, de jade et de bronze mais aussi des reliques de l’ère Mao, des tapis tibétains ou des colliers de prières en porcelaine.

Hollywood Road est la deuxième rue à avoir été construite dans la colonie de Hong-Kong, juste après Queen’s Road Central. C’est dans ses environs que vous trouverez le temple Man Mo, le plus ancien de l’île et désormais monument classé. Entre deux échoppes d’antiquaires vous pourrez également déambuler dans de nombreuses galeries d’art, symboles de l’évolution du quartier en un lieu réputé d’art contemporain.

La route d’Hollywood à Hong-Kong, c’est un peu l’endroit rêvé pour trouver des souvenirs et autres curiosités locales à ramener chez vous. Que vous soyez venus pour ou pas, on se prend facilement au jeu de négocier avec les marchands, qui parlent d’ailleurs plus souvent et mieux anglais qu’en Chine continentale. Du coup c’est aussi le moment de vérifier s’il n’y a pas écrit « made in taiwan » sous le vase qu’on vous présente comme un Ming. Sait-on jamais …

Aller à Hollywood Road : Prendre le MTR ligne de l’île (Island line) direction Sheung Wan et descendre à cette station. Remonter Hillier Road jusqu’à déboucher dans Hollywood Road. Les directions et principaux lieux touristiques sont indiqués par de petits panneaux de couleur bordeaux, vous pourrez les utiliser pour vous guider.

haizhu-square-guangzhou2

Sur ce blog nous vous avons présenté les principales attractions, visites et promenades à faire à Guangzhou mais il nous manquait jusqu’à présent une rubrique. Les sorties à faire dans la ville. Haizhu Square est un peu le rendez-vous des expatriés qui veulent se détendre et retrouver un peu des sensations de chez eux.

Vous trouverez à Haizhu square ( 海珠广场)de quoi passer une bonne soirée après une journée de visite ou de shopping. En particulier, c’est là que nous sommes tombés sur le « 1920 » un restaurant occidental sympa.

Haizhu square à Canton la nuit
La nuit à Haizhu square

La cuisine typée allemande nous a séduits et le choix de boisson disponible nous a agréablement changé des bières chinoises, de l’alcool de riz et du vin de prune. Le décor fait penser à une belle brasserie élégante, ce qui est également un dépaysement bienvenu après trois mois passé en Chine. L’établissement est recommandé par le consulat général d’Allemagne à Canton.

Attendez-vous par contre à des prix comparables à ceux pratiqués en Europe pour un bon restaurant. Nous avons payé entre 40 et 50€ pour deux personnes, ce qui nous a semblé tout à fait justifié au vu de la qualité des plats, des boissons et du service. C’est tout de même quatre à cinq fois plus cher qu’un repas dans un restaurant de cuisine locale.

C’est également à Haizhu square que vous trouverez Hei Hei(喜喜), une des boîtes de nuit les plus populaires de Guangzhou. L’endroit est très fréquenté par les expatriés locaux et on y passe de la bonne musique RnB. Surveillez tout de même votre carte de bleue : le prix de l’alcool en Chine est comparable à celui pratiqué en Europe et les boîtes de nuit ne sont pas l’endroit le moins cher.

Vous trouverez les deux autres boîtes de nuit les plus populaires de la ville : True Colours (本色)et Nova, respectivement sur Yang Jiang Zhong Lu(广州市越秀区沿江中路276号)et à Zhu Jiang New Town (珠江新城 华夏路).

De jour à Haizhu square, vous pourrez aussi faire un tour au marché de gros : Haizhu Square Wholesale Market (海珠广场). C’est dans ces galeries commerçantes que les usines de la région ont leurs boutiques de représentation. On y trouve de tout : des jouets, de l’électronique, des vêtements, des souvenirs … et beaucoup de contrefaçon. Un bon aperçu de la Chine moderne.

Aller à Haizhu Square : prendre la ligne de métro numéro 2 (entre Jiahewanggang et Guangzhou South Railway Station) et descendre à Haizhu Square ( 海珠广场).

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En arrivant à Guangzhou après 14h de vol, nous pensions être prêt à profiter de notre voyage en Chine (et de notre stage puisque c’était la raison de notre venue, mais passons).

Nous avions nos visas, nos passeports, un logement pour les trois mois à venir, il n’y avait normalement aucune formalité supplémentaire à régler. Sauf que …
Nos maîtres de stage et les autres stagiaires nous ont rapidement avertis que nous devions nous enregistrer auprès de la police chinoise dès notre arrivée. Dans la rue, des panneaux destinés aux touristes nous donnaient même un délai de 48h. Heureusement, ce délai était un peu exagéré.

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La police en Chine

L’enregistrement à la police est une formalité à laquelle tous les étrangers doivent se soumettre, à partir du moment où ils ne logent pas à l’hôtel. L’attestation fournie par la police peut vous être demandée en cas de contrôle d’identité ou lorsque que vous désirez changer ou renouveler votre visa. Si vous tardez trop à vous enregistrer, une amende peut vous être facturée. C’est quand même bête …

Nous n’avions pris que de vagues renseignements sur les papiers à fournir et la procédure à suivre et nous l’avons bien regretté. En tout, une semaine et trois visites au commissariat ont été nécessaires pour que ce papier nous soit délivré.

Voici donc nos conseils pour mener à bien cette formalité dans les plus brefs délais :

Documents nécessaires :

Deux photocopies de votre passeport et visa _ une photocopie à la page de votre photo et informations personnelles, l’autre à la page du visa

Deux photos d’identités _ attention il faut les faire faire en Chine dans un photomaton ou une échoppe spécialisée (sinon il n’y a pas le fond bleu règlementaire pour les étrangers)

Votre adresse en Chine _  pensez à vous la faire écrire en chinois et an anglais

Photocopie de la pièce d’identité de votre hôte / propriétaire _ ainsi que la photocopie du visa si votre hôte n’est pas chinois

Photocopie du contrat de location _ le votre ou celui de la personne qui vous reçoit

Nous avons personnellement eu du mal à trouver des personnes parlant anglais, même au commissariat. La démarche sera évidemment plus facile si vous connaissez quelques mots de mandarin et surtout si vous amenez tous les bons papiers du premier coup.

Il arrive que les policiers soient un peu plus souples sur les documents à fournir. Parfois la copie de la pièce d’identité de votre hôte / propriétaire et le contrat de location ne sont pas nécessaire si la personne vous accompagne.
Cependant cela dépend beaucoup de l’humeur du moment, nous vous conseillons donc de venir avec tous les documents listés ci-dessus. Pensez aussi à apporter les documents originaux.

Un dernier conseil pour la route : dans vos rapports avec les autorités il est important de se rappeler que le régime politique chinois n’a rien à voir avec nos démocraties. Quoiqu’il arrive, même en cas de difficultés, il est important de rester calme et respectueux envers les forces de l’ordre. C’est d’autant plus important qu’en Chine, le fait de perdre le contrôle de soi est vu de façon très négative et que faire « perdre la face » à un policier risque de vous attirer des ennuis.

Cuisine chinoise

Ah, la gastronomie chinoise ! Il faudrait bien plus qu’un article pour pousser ce sujet en profondeur. Mais puisqu’il faut bien commencer quelque part, nous allons vous faire découvrir ce que nous avons vécu à Guangzhou.

Ce que les chinois mangent chez eux

Nous avons eu la chance de louer une chambre chez l’habitant pendant trois mois. Le couple de chinois chez qui nous habitions était plutôt aisé selon les critères locaux, mais cela nous a tout de même permis d’avoir un aperçu des habitudes alimentaires des chinois au quotidien.

Les repas de Qinlin et Yanzi, nos hôtes, étaient le plus souvent composés de légumes divers cuits au wok et de riz, de temps en temps accompagnés de poisson, voire de poulet ou de bâtonnets de viande. Les fruits étaient omniprésents, et la pastèque plus que les autres –c’était de saison.

Pendant les repas, les plats sont disposés sur la table et chacun se sert dans de petits bols à l’aide de ses baguettes. Beaucoup de plats étaient quelque peu pimentés, mais jamais trop.

D’ailleurs à ce propos, on s’habitue beaucoup plus vite à manger avec des baguettes qu’on ne le pense. Certes, Mia et moi avions déjà un peu d’expérience préalable, mais au bout d’une semaine, nous n’avions plus de mal.

Ce que les chinois mangent dans la rue

Ce qui est marquant, dans les rues de Canton, c’est l’omniprésence de la nourriture. Énormément de vendeurs ambulants proposent à manger à toute heure de la journée.

C’est ainsi qu’au gré de vos pérégrinations, vous pourrez toujours vous régaler de cuisses de poulet rôties, de bâtonnets de viande, de pastèque ou d’ananas.

Une chose à laquelle il est bon d’être préparé : les chinois mangent des pattes de poulet. Oui, que les pattes. Dans de telles quantités que c’en est à se demander où sont les poulets correspondants…

Vous pourrez également découvrir les extrêmement nombreux dim sum, des pâtisseries sucrées ou salées, de toutes sortes. Ce terme peut en effet désigner un nombre incroyable de mets différents.

On citera notamment les baozis, des sortes de petits pains farcis de viande, de légumes, de crème sucrée ou encore de haricots rouges. La pâte peut être faite de farine de blé, de soja, de maïs ou même de riz.

En face de notre lieu de travail, nous pouvions acheter des xiao bao, farcis à la viande, pour 0.7 Yuans, soit 7 centimes d’euro l’unité. Dans la même échoppe, nous pouvions trouver des Zòngzi, des boules de riz gluant farcies de porc enroulées dans des feuilles de bambou.

Dans la rue, nous sommes aussi tombés sur des vendeurs de crêpes de légumes ou de noix de coco ouvertes. Bref, vous ne mourrez pas de faim.

Les restaurants

Étant donné le pouvoir d’achat que nous avons en Chine, il serait dommage de ne pas en profiter pour découvrir les nombreux restaurants qui peuplent Canton.

Des restaurants chinois et cantonais, mais pas seulement ! Guangzhou est une ville internationale et l’impressionnante diversité gastronomique qu’on y trouve n’est pas là pour le contredire.

C’est ainsi que notre restaurant favori pendant nos trois mois de stage a été un restaurant japonais dans lequel nous pouvions avoir un plat de rāmen très consistant pour l’équivalent de 3€.

Si vous voulez une démonstration de cuisine de haut vol, vous pourrez aussi chercher un des restaurants vietnamiens qui fabriquent leurs nouilles devant vous en partant d’un gros bloc de pâte. C’est un procédé très impressionnant.

Mais bien entendu, nous avons également beaucoup profité de restaurants chinois en tous genres.

Dans la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, et spécialement à Canton, la spécialité est le poisson, ainsi que les fruits de mer.

Vous trouverez donc de nombreux restaurants qui montrent leurs ingrédients dans de grands aquariums à ciel ouvert ! Vous pouvez vous y asseoir et sélectionner votre plat, ou bien leur acheter la matière première pour la cuisiner chez vous.

Dans les restaurants cantonais, on commence souvent le repas par différents beignets et pâtisseries à la vapeur ou frits, pour poursuivre avec des légumes et du poisson. Les soupes de nouilles sont aussi très courantes.

Ah, et pour finir, une petite note surprenante : les français ne sont pas les seuls à manger de la grenouille ! Mais si nous nous spécialisons dans les cuisses de grenouilles, les cantonais, eux, en cuisine toute la chair. Nous avons ainsi goûté une souple de grenouille au lait de coco, servie dans une grenouille creuse en porcelaine.

Pour tout vous dire, la chair de grenouille, gluante et translucide, n’avait pas beaucoup de goût. Mais dans le lait de coco, ça donnait un résultat douceâtre qui n’était pas forcément désagréable.

Soyez curieux !

Allez, pour conclure ce très bref aperçu de la cuisine chinoise, je vous dirai de goûter un peu à tout ! C’est comme ça que les expériences les plus sympathiques arrivent, et dans le pire des cas, ça vous fait de beaux souvenirs à raconter !

Soyez curieux, sinon pourquoi diable voyager en Chine ? ;)